mercredi 17 octobre 2018

La Vallée Sacrée

Depuis Ollantytambo, nous pédalons dans la Vallée Sacrée  des Incas qui y cultivaient déjà le maïs sur d'impressionnantes terrasses. Aujourd'hui, c'est toujours une vallée verdoyante qui longe l'Urubamba et on continue à y cultiver le maïs. Les paysans s'affairent dans leurs parcelles, plus ou moins grandes. En ce moment, ils binent le maïs à la main avec des outils ancestraux, hommes et femmes, parfois aidés d'une paire de taureaux pour tracer les sillons qui guideront l'eau  au moment de l'irrigation grâce à des canaux construits par les Incas. Les tracteurs et engins mécaniques sont rares. 
Nous faisons un arrêt à Urubamba pour aller visiter deux sites originaux, mais pas à vélo car il faut remonter  une côte particulièrement raide. C'est le propriétaire de la chambre d'hôtes où nous logeons qui nous y conduit. 
Nous commençons par les salineras de Maras, les salines les plus anciennes datant de l'époque pré-inca. Etonnant spectacle que ces quelque 3000 bassins accrochés sur les pentes, contrastant avec l'ocre de la  roche environnante comme si une averse de  neige était tombée sur les lieux. Ce sel provient d'un cours d'eau salé qui s'écoule de la montagne. 6OO familles vivent de cette ressource, dont la fleur de sel, le  sel rose et le sel rouge.
Nous poursuivons par  la visite du site inca de Moray. Ce sont de vastes  terrasses circulaires construites par les  Incas  dans des dépressions naturelles pour y créer une sorte de laboratoire expérimental agricole. Selon la hauteur  et l'orientation des terrasses, ils pouvaient cultiver  diverses variétés de plantes au fil des saisons..
Nous roulons jusqu'à Pisac, parcours agréable sur terrain plat. Les ruines de Pisac  sont elles aussi impressionnantes. Le site domine  deux vallées que les Incas pouvaient contrôler. On y retrouve L'Intihuatana, comme à Machu Picchu, qui servait de calendrier astronomique et aussi des tours de garde, des entrepôts, les colcas, des terrasses parfaitement conservées occupant plusieurs pentes  et toujours ces énormes blocs de pierre parfaitement assemblés.



Salineras de Maras (1)



Salineras de Maras (2)



Salineras de Maras (3)



Salineras de Maras  (4)



Salineras de Maras (5)




Salineras de Maras (6)



Terrasses de Moray (1)



Terrasses de Moray  (2)



Terrasses de Moray (3)




Terrasses de Moray (4) - Escalier d'accès




Terrasses de Moray non restaurées




Vue près du site de Moray




Devant une église d'Urubamba



Urubamba - Défilé pour fêter l'anniversaire de la création d'un jardin d'enfants



Urubamba - Procession avec la Vierge lors de la fête anniversaire de la création d'un jardin d'enfants




Vallée Sacrée




Vallée Sacrée avec les ordures




Vous préférez sans les ordures...




Belle propagande électorale pour le candidat Coco : "Allons-y Coco !"


Les bâtiments des écoles sont souvent bien entretenus




Entretien du maïs avec  des taureaux





Le cochon d'inde, spécialité gastronomique de la région





Vallée de l'Urubamba




Maison en adobe




Peinture murale à l'entrée de Pisac




Vue sur la vallée depuis les ruines de Pisac




Pisac, terrasses incas





Pisac, ruines incas




Ruines de Pisac, quartier  de Kallaqasa




Ruines de Pisac, cavités où l'on enterrait les morts





Ruines de Pisac, Puerta de las Serpientes




Pisac, les terrasses incas




Ruines de Pisac, l'Intihuatana




Ruines de Pisac, le Temple du Soleil





Vue sur la Vallée Sacrée




Les  ruines de Pisac vues par Daniel

dimanche 14 octobre 2018

Machu Picsou (dixit Daniel)

Nous laissons les vélos à Ollantaytambo pour aller à Machu Picchu et changeons  de monde.
A la gare d'Ollantaytambo où nous prenons le train pour Aguas Calientes,  sur le quai arrivent  Indiens (d'Inde ),  asiatiques, anglophones,  Péruviens mais  peu de Français. Pendant le voyage en train qui coûte une fortune (277 € aller/retour pour deux), on nous sert ce qu'ils appellent une "courtoisie", à savoir une boisson, quelques petits gâteaux et un chocolat. Quelle générosité ! Nous croisons plusieurs trains  provenant d'Aguas Calientes, tous bondés de touristes.
Arrivés à Aguas Calientes, ville qui aujourd'hui s'appelle Machu Picchu Pueblo, nous n'avons pas d'autre solution que de traverser une sorte de souk,  un immense marché artisanal très bien éclairé.
Nous sommes à mille lieues des petits villages  andins. Il y a 40 ans, ici, c'était une bourgade  composée de petites maisons et de cabanons en bois qui s'étalaient le long de la voie de chemin de fer. Des indiennes vous proposaient de simples plats faits maison. Aujourd'hui, la voie de chemin de fer est toujours là dans la ville mais tout  le long fleurissent restaurants, hôtels, petites épiceries, snacks, laveries... et les trains continuent à circuler, trains réservés aux Péruviens. Les touristes doivent prendre les trains privés. La nuit, les trains passent donc sous vos fenêtres (puisque la ville s'étend le long de la voie ferrée), vous réveillant dans un bruit d'enfer. On assiste  aussi au déchargement des wagons en pleine rue.
Le matin, pour aller à Machu Picchu, il faut se lever tôt.  A 5 H debout! Et là, le jour où nous y allons, c'est le bruit de la pluie que l'on entend ! Pluie tropicale diluvienne. L'eau dévale les rues en pente.
Il faut commencer par faire la queue pour  acheter le billet de bus  pour Machu Picchu : "Votre passeport por favor et 80 soles "(24 € par personne). Queue pour monter dans le bus. C'est un ballet de bus qui montent et descendent de  Machu Picchu.
Arrivés à Machu Picchu, nouvelle queue pour entrer sur le site avec billet d'entrée (acheté 45 € à Cuzco) et passeport. Nous y voilà enfin ! Ce n'est pas  la carte postale avec vue sur Machu Picchu que nous découvrons mais plutôt un décor à la Fitzcarraldo sur fond de montagne recouverte de végétation dense enveloppée dans les nuages. De petits points jaunes, verts, bleus, roses ponctuent les différents sentiers qui sillonnent les ruines : ce sont les  ponchos des visiteurs.  Prière de faire la visite en suivant les flèches,  un seul sens autorisé. Difficile de revenir en arrière, les gardiens vous rappellent vite à l'ordre.  On ne peut donc pas tout voir puisqu'on ne peut pas revenir sur ses pas !
Nous  avons néanmoins apprécié  le côté mystérieux  du site, nid d'aigle dominant la vallée de l'Urubamba, enserré entre des montagnes à la fois majestueuses et inquiétantes sur le versant amazonien des Andes.  Ce décor est vraiment grandiose et impressionnant.


Dans le train pour Aguas Calientes


Dans le train pour Aguas Calientes






Temple du Soleil





L'Intiwatana, observatoire astronomique



Porte inca



Terrasses et colcas (entrepôts)


Habitations ?


Escalier taillé dans la roche


Le seul abri du site pour dessiner



Et voilà le travail !

Train dans la rue principale d' Aguas Calientes

Vallée de l'Urubamba à  Aguas Calientes




Oiseau du paradis

jeudi 11 octobre 2018

Vestiges incas à Ollantaytambo

D'impressionnantes terrasses accrochées à la montagne sur des dizaines de mètres de hauteur, temple formé d'énormes blocs de pierre de plusieurs tonnes, hissés jusque là et ajustés sans mortier, épais murs de fortifications, longs escaliers  d'accès, voilà le site d'Ollantaytambo, qui fut forteresse  et centre cérémonial inca, dominant et contrôlant la vallée fertile de l' Urubamba. 
Dans le village, on retrouve les rues datant de l'époque inca, tracées à angle droit et dont les murs reposent sur de gros blocs de pierre toujours assemblés sans mortier et qui ont résisté aux
tremblements de terre. Des canaux amenant l'eau de la montagne bordent ces rues ou ruelles.


Les terrasses


Pierres taillées et tondeuses animales


Le Temple du Soleil


La zone des  bains


Les ruines vues par Daniel




Une ruelle inca dans le village